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RéfleXions Ophtalmologiques la revue

Editorial - Avril 2021 - n° 62

Émile Daraï

Émile Daraï
Service de Gynécologie-Obstétrique et Médecine de la Reproduction, hôpital Tenon, APHP, Sorbonne Université ;
Groupe de Recherche clinique (GRC-6), Centre Expert En Endométriose (C3E), Sorbonne Université
 

L’endométriose :une cause nationale?


Comme vous le savez depuis quelques années grâce à l’implication des associations de patientes et de médecins, l’endométriose est devenue une pathologie de plus en plus médiatisée et qui interpelle toute la classe politique grâce également à l’implication de certaines personnalités médicales, des médias, des actrices, chanteuses et comédiennes ainsi que de certains politiciens.

Récemment, le ministre de la Santé a fait une visio-conférence pour promouvoir une réflexion sur l’endométriose, avec une volonté de donner des directives sur le plan national sur la prise en charge des patientes porteuses d’une endométriose.

Cette volonté politique doit également s’accompagner d’une prise de décisions. Les ARS sont en charge de développer un maillage sur tout le territoire français, mais également dans les départements ultramarins pour la création de filières de soins en endométriose.

Depuis plus d’un an, nous n’avons pas de réponse émanant de certaines ARS alors que les dossiers des centres experts ont été déposés depuis fort longtemps. Bien entendu, il y a eu et il y a encore la pandémie de COVID- 19 qui ralentit le processus. Cependant, la décision est facile, car il y a peu de centres pouvant faire valoir leur expertise avec la possibilité de jouer le rôle de « tête de pont » pour organiser la filière de soins en endométriose.
Au-delà de la médiatisation, il faut désormais que nos tutelles et notre ministre de la Santé jouent un véritable rôle dans la prise en charge de cette pathologie qui affecte de 5 à 10 % des femmes en âge de procréer. Nous attendons des actes, et non des paroles, comme depuis de nombreuses années.